Fiction en total Re-make !! Je retape tout ...

Fiction en total Re-make !! Je retape tout ...
La lecture de cet article est facultative.




Vous trouverez peut-être cette fiction ennuyeuse, nulle, mal écrite, émouvante, captivante, ect... Je n'en est aucune idée puisque je ne l'est fais lire à personne avant vous ; j'aurais peut-être dus. Je ne suis pas la pour réécrire les passages d'un livre, d'une fiction ou d'un film ; toutes ressemblances même importantes seront une pure coïncidences. Ceci n'est pas une histoire vrai, elle est totalement née de mon imagination ; elle ne parle pas de la vie privée d'une célébrité, ni n'est basée sur un genre particulier. Elle est juste la pour m'occuper l'esprit ; je l'ai commencé sur un coup de tête il y a quelques mois, donc une dizaine de chapitre sont déjà écrits à l'avance. Je vous souhaite du malheur, du plaisir, de la tristesse, de la naïveté (?) à lire. Ca ne restera ni plus moins une simple fiction.




Prologue



Je me promet de ne pas l'oublier. Cette phrase tourbillonnait en long, en large et en travers de mon esprit, visiblement trop petit pour qu'elle passe inaperçu; Je me dis que j'ai raté la chance de le murmurer des milliers de « je t'aime » par heures; j'ai raté la chance d'être le plus souvent possible près de son petit c½ur tambourinant; j'ai raté la chance d'entretenir un amour finalement possible et compatible. Je déménage à Austin, au Texas, pour m'occuper de ma grand-mère et de son ranch que son seconds mari lui à laissé en mourant il y a deux mois. Je me vois entrain de briser mon c½ur et celui de Jeff par la même occasion... Mais malgré ça, Je me promet de ne pas l'oublier.




I Saw His Face




Seul cet article accepte pub, suites, ect...
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Prévenu(e):
dings-imaginaire fiction à lire impérativement.
x-naturelle-rebelle-x ou Ayame-Hikaryu fiction à lire impérativement.
Beiistaah-k3
schweig-nicht fiction à lire impérativement.
Helena-Romance ou Vaelnya fiction à lire impérativement.
MAX-DE-COMMZ
M4-NoON
petit-bout-de-chemin
Pretty-Tinker-Bell
psychosocia-L
x-fraiizzz-x
loreal71

En cas d'absence de votre blog, de lien mort, d'erreur, déménagement, ect... Merci de me prévenir :)

# Posté le mardi 21 avril 2009 05:56

Modifié le mardi 21 juillet 2009 10:09

Chapitre 1Juste une confession

Chapitre 1Juste une confession
Sacha .

_____ J'étais devant ma feuille, jouant nerveusement avec le bouton poussoir de mon stylo. Je regardai le cadran de ma montre. Encore quelques minutes avant la dernière sonnerie de l'année. Je jetai un coup d'½il complices à Alison, ma voisine de chimie.
_____ La sonnerie stridente retentit ; je sursautai et me levai subitement. J'arrivai dans le couloir qui s'inondait d'une houle d'individus, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Je cherchai Jeff du regard. Je l'aperçu au loin derrière la porte de son casier; il la referma et tourna les talons en adressant un sourire amicale à une grande blonde aux allures princières. Il passa son bras autour de son cou et lui déposa un léger baiser sur sa joue bronzée par une surcouche de fond de teint. Elle semblait être assez proche de lui. La jalousie me fit froncer les sourcils. Il leva enfin les yeux sur moi. Il s'avança sans faire davantage attention à cette jolie fille, bouscula les quelques élèves encombrants son chemin et arriva à quelques centimètres de moi ; je humai son parfum givré ... Sa seule présence faisait que mon c½ur balança. Il caressa ma joue d'un revers de pouce, et m'adressa un sourire attendrissant.

- Alors comme ça, tu pars? Me dit-il d'une voix câline...
- Comment le sais-tu?
- Ton père à appelé le mien pour lui annoncer que ton grand-père était mort. (silence) J'ai à te parler, reprit t-il d'une voix veloutée.

_____ Il me saisit le bras et m'emmena vers la sortie... Je le suivis naïvement sans demander d'explications. Il m'emmena autour d'une table d'extérieure; je m'assis doucement sur le bout de mes fesses attendant qu'il me rejoigne à mes côtés. Il me prit fermement les mains. J'admirai son visage fin et pâle ; ses longs cils ombrageaient ses joues blanches, ses yeux bruns luisants, ses petites pommettes roses étaient assorties à son bout du nez, sa bouche pleine et framboise, et tous ces petits détails qui lui donnaient un physique parfait. Il entre-ouvrit sa bouche qui trépidait :

- Je suis désolé de te dire ça aujourd'hui, mais je ne veux pas te laisser partir sans que tu saches ce que j'ai sur le c½ur. Tu te rappelles la première fois que nous nous sommes rencontré ?

_____ Une vague de nostalgie traversa ma mémoire : C'était en cours de maths, le seconds jour de ma première année de lycée à Seattle, il y a deux ans. Je suis venu m'asseoir à la même table que le lui ; aux premiers abords, je l'ai trouvé prétentieux et hypocrite. Mais nous avons fais connaissance, et je suis tombé raide dingue de lui... Depuis ce jour, je ne vis que pour sa personne sans le lui en faire part. Pendant deux ans nous parlions et nous comportions comme deux vrais amis, où je n'essayais pas d'en montrer plus. Je n'eu pas le temps de lui répondre, qu'il continua sa confession.
- Sache que, je n'oublierais jamais la première fois où mes yeux se sont posés sur toi. Je n'oublierais jamais le frisson qui m'a parcouru lorsque nos regards se sont croisés. Je...
_____ J'eu du mal à saisir se qu'il tentait de me faire comprendre, ou sinon, je n'osais pas l'imaginer... Je ne voulais pas me faire de fausses idées. Je n'osai pas croire qu'il éprouvait des sentiments pour moi, croyant que ce sentiment si fort, seul moi le ressentait secrètement ; pas une seule seconde je me saurais imaginé qu'il serait réciproque.

- Peut-être que c'est trop tard pour t'en faire part mais, la simple idée de m'imaginer loin de toi me fait souffrir jusqu'au plus profond de moi-même. Ton départ m'a fait comprendre à quel point je t'aime, continua-t-il.

_____ Mon c½ur s'emballa, mes yeux se mouillèrent, mes jambes devinrent flageolantes... Moi, peu habituée par ce sentiment, me remis en questions. Des frissons de culpabilités m'envahirent. Comment n'ai-je pas pu me rendre compte plus tôt de ses sentiments envers moi, s'ils sont si fort que ça?

- Pour... Pourquoi tu me dis ça que maintenant? Lui demandai-je en remettant nerveusement mes cheveux derrière mes oreilles.
- Je ne sais pas Sacha. J'ai peut-être trop souvent essayé de te le faire comprendre, qu'au final tu ne faisais plus attention à mes allusions qui devenaient presque déplacées ...
- J'ai toujours cru que ...


_____ Mon c½ur bâtait trop vite. Je posai ma main devant ma bouche pour étouffer une toux disgracieuse. Je repris mon souffle et continuai ...

- J'ai toujours cru que tes réflexions, tu les sortais à toutes les filles que tu croisais.
- Mais la seule fille qui m'a fait me retourner en la croisant, c'est toi ...


_____ Nous nous mîmes à pleurer tous les deux, à ne savoir quoi faire ou quoi penser. Jusqu'à ce que le gardien viennent nous rappeler que c'était la fin des cours...
_____ Nous sortîmes les yeux pleins de larmes, et ,arrivé devant le portail, nous nous sommes posté l'un devant l'autre comme deux statues. Mes jambes et mes bras tremblaient, mon c½ur tapait, essayant de percer ma poitrine. Il posa sa main sur mon épaule comme pour me calmer, et se baissa pour déposer ses lèvres douces contre les miennes. Je me colla contre son torse un moment, et il écarta sa bouche de la mienne. Combien de fois j'avais rêvé de se moment ? Des milliers sans doutes ... Mes lèvres tremblaient ; j'avais encore un gout sucré sur ma lèvre inférieur ... Il me repoussa en pleurant et recula en me murmurant à l'oreille « ne m'oublie jamais » .

_____ J'ai vu son visage aux traits crispés et barbouillé par ses larmes. Les même larmes amères que je rejette en ce moment. Je vis sa silhouette longue et fine partir jusqu'au fond de la rue... Les quelques personnes encore présentent me regardaient interloqués, presque moqueuse, mais moi ce qui comptait, c'était seulement lui ... Jeff .

_____ Je repartis chez moi le c½ur lourd. Je marchais d'un pas décidé sur le trottoir, guettant mes converses noirs, les mains dans ma légère veste en cuir ébène. Je ne cessais de penser à ces paroles profondes que Jeff m'avait citées...

_____ Je me promet de ne pas l'oublier. Cette phrase tourbillonnait en long, en large et en travers de mon esprit, visiblement trop petit pour qu'elle passe inaperçu ; Je me dis que j'ai raté la chance de le murmurer des milliers de « je t'aime » par heures ; j'ai raté la chance d'être le plus souvent possible près de son petit c½ur tambourinant ; j'ai raté la chance d'entretenir un amour finalement possible et compatible. Je déménage à Austin, au Texas, pour m'occuper de ma grand-mère et de son ranch que son seconds mari lui à laissé en mourant il y a deux mois. Je me vois entrain de briser mon c½ur et celui de Jeff par la même occasion ... Mais malgré ça, Je me promet de ne pas l'oublier.

_____ Je regardais les fleurs blanches virevolter sous les arbres pour tomber gracieusement sur le trottoir encore mouillé de la dernière pluie ... Je m'assis sur un banc et plongeai ma tête dans mes mains en essayant de calmer ma tristesse, en vain ...
_____ Des pas distincts et très détachés, des talons aiguilles sans doute, s'approchèrent de moi. Je sortis ma tête de mes mains et essuyai quelques larmes. C'était la grande fille blonde qui se tenait près de Jeff tout à l'heure. Elle s'arrêta devant moi et posa sa main sur sa hanche. Elle m'adressa la parole d'un air désagréable et prétentieux :

- Je ne savais pas que Jeff aimait les pisseuses dans ton genre.
- Excuse moi? Lui répondis-je violement .
_____ Ses deux copines gloussaient en retrait... Ce genre de nanas m'insupportent.
- Ecoute sac-à-bouse, Jeff ça fait trois ans qu'on se connait. Je sais très bien que ses larmes de crocodiles versées pour toi c'est que de la comédie. Un pauvre pari qu'il a fait avec un copain. Puis elle échappa un rire niais et hautain. Car ici, tout le monde sait qu'il n'aura jamais d'yeux que pour moi! Continua-t-elle sur le même ton.

_____ Je ne fis que suivre des yeux sa main manucurée qu'elle gigotait sous mon nez.
_____ En temps normal, j'aurais eu assez de coffre pour lui répondre, même si dans ces moments la, on se sent toujours très seule. Mais la, j'étais affaiblis et bien trop humilier par ses dires. Je pris mon sac sur une épaule et m'empressai de rentrer chez moi.
_____ Je me retournai quand même et lui balançai un « connasse », assez fort pour qu'elle l'entende. Mais nous savions toutes les deux que c'était elle la gagnante.
_____ Je poussai le portillon en bois de ma cour, montai prestement les escaliers et ouvris la lourde porte. Ma mère n'est pas encore rentrée. Je filai dans ma chambre et me jetai sur ma chaîne hi-fi, enfilai un disque des Rolling Stones et mis autant de son qu'il pouvait en sortir. Je m'assis ensuite sur mon lit, et enlevai la lettre de mon frère de sous mes fesses. C'est la dernière qu'il m'est envoyé, il y a deux semaines. J'imaginai sa réaction lorsqu'il apprendrait l'estime que Jeff a pour moi ; car il est le seul à savoir ce que je ressens pour Jeff. Mon frère, Alex, c'est un peu comme mon meilleur ami, mon confident, celui qui comprend toujours tout à travers un seul regard ... Je saisis le bout de papier chiffonné et raturées des deux mains et la relis pour la énième fois au moins ...

Ma p'tite s½ur,
Ca fait 10 mois que je suis partis de la baraque, et je rêve que d'une chose : rentrer à la maison ! Tout le monde me manque. Ici, on ne voit que de la saloperie, et des regards moroses et cramoisis. En même temps, c'est la guerre, fallait pas s'attendre à atterrir sous les cocotiers. Depuis quatre jours, on patrouilles les quartiers nord ; il nous arrive même des fois de fouiller des maisons, parce qu'il arrive que des insurgés s'y cachent ... Mais on n'a jamais trouvé personne. Quand même, avec toutes ses histoires, on sort en patrouille avec une peur au ventre pas possible. Heureusement, j'ai ton médaillon qui me porte chance depuis le début; c'est grâce à toi p'tite s½ur que je tiens le coup. Tu me manques toi et les parents. Un truc pas possible...
Sinon, j'ai pas encore eu l'occasion de tirer. C'est tant mieux ; je ne suis pas pressé. J'ai peur qu'on m'ordonne de fusiller un gamin insurgé, qui aurait à peine ton âge. C'est triste, mais ici, les délinquants n'ont pas d'âge. Ils sont tous aussi dangereux les uns que les autres.
Je te laisse frangine, les gradés vont pas tardés à rappliquer, et ils risqueraient de me confisquer mon stylo et mes feuilles...
Grosses bises à toute la famille, mais ne montre pas cette lettre aux parents, ils risqueraient de s'inquiéter .
Alex


PS : Les bavures, c'est la transpiration qui coule de mon front !






_______________________





Fin du premier chapitre. J'espère ne décevoir personne, si c'est le cas prenez la porte je ne vous retient pas ! Mais avant, soit vous inventez une excuse pour ne pas me véxer (dans tous les cas, je ne le serais pas, je serais au contraire, plus riche d'expérience), soit vous laissez un commentaire concret qui explique votre dégout. Je préfère la deuxième option :p
La photo représente Sacha; je l'est prise sur ce Deviant Art. C'est la Sacha parfaite de mon imagination, que j'ai imaginé depuis le début.
Les commentaires sont rendus, les chiffres ne m'interessent pas, les pub et les suites doivent être laissées sur le premier article. Seuls les avis sur les chapitres sont autorisés et rendus! J'aime les avis concret, et pas seulement des "j'adore" ou des "vite la suite"; c'est toujours agréable d'avoir des avis plus profonds et recherchés !! Toutes questions, j'y répond... Ou pas ^^'' (du style : c'ets quoi la suite)
Pour les suites, je préviens ceux qui le demande :)
Bisous, à bientôt (L)

# Posté le mercredi 22 avril 2009 05:19

Modifié le mardi 21 juillet 2009 10:30

Chapitre 2Le destin s'est lancé un defis: nous séparer.

Chapitre 2Le destin s'est lancé un defis: nous séparer.
Je me levai de mon lit le c½ur lourd... Je prenais l'avion cet après-midi pour Austin; à contre c½ur, je préparai mes affaires pour plusieurs mois de retrait dans l'ermitage dans mon aïeul, qui perd la tête depuis bientôt deux ans. Je descendis mes deux énormes valises et les jetai violement contre la porte de l'entrée. J'allai dans la cuisine me prendre un verre de jus d'orange, et le bu affalée sur le canapé devant une émission stupide de téléréalité. J'entendis des pas lourds et lents monter les escaliers de l'atelier de mon paternel.

- Tu es déjà levé? Me demanda mon père en essuyant ses grosses mains abîmées et sales de cambouis contre sa salopette bleu électrique.
- Je me suis réveillé et je n'est pas pu me rendormir.

Je ne voulais pas lui avouer que je n'avais pas dormis de la nuit songeant au moment où je quitterais ma banlieue chic de Seattle, pour aller mourir de chaud dans une commune campagnarde d'Austin. Cette pensée me donnait un n½ud au fond de l'estomac, la peur de tout perdre: mes études, qui promettaient d'être brillantes, mes ami(e)s, ma famille, et Jeff... Ici, je vivais heureuse, comme je ne l'avais été. Mais Quand tu flottes dans une bulle, la bulle finit toujours par éclatée. Et plus cette bulle t'as emmenée haut, plus c'est difficile d'atterrir. Et moi, je ne savais même pas j'allais atterrir.
- J'ai demandé l'autorisation au colonel Smith si son fils pouvait t'accompagner à l'aéroport avec moi, car je ne pourrai pas porter tes valises...
Je n'entendis pas la fin de sa phrase. J'entendis juste le mot « Jeff » résonner en long, en large et en travers de mon esprit.

Cela faisait un quart d'heure que je guettais l'arrivée d'une Mégane Break Dci 105, poignée de valise à la main, les nerfs tendus.
Mais voila que le moment de partir vint. Mon avion décollait dans une demi-heure, près à traverser les Etats-Unis. Quatre bonnes heures de vols m'attendaient, prêtent à remuer ma rage et mes remords. Je sursautais a chaque pot d'échappement qui ronronnait au fond de la rue, croyant que ce soit lui qui vînmes me chercher. La porte s'entrebâilla; je ne me retournai pas: mon père m'annonçait mon départ... Je n'aurais jamais du accepter de partir...
- Allez, mets tes valises dans le coffre, je t'emmène. Tant pis pour mes articulations. Grogna-t-il.
Je chargeai mes valises... Cela me transperçait le c½ur; Cela me confirmait que je partais belle et bien que ceci n'était pas un cauchemar, que je ne me réveillerais pas dans mon lit douillet, peut-être à ses côtés ...
Un grondement surgit du fond de la rue. Je fermai le coffre de la Berline, et me retournai. La Mégane de Jeff s'avançait à toute allure en ma direction; il freina à deux mètres de moi. Mon c½ur se mit à battre à en traverser ma poitrine; je m'avança prudemment, peur que ceci ne soit qu'un mirage, tellement sa beauté paraissait parfaite et lisse. Il descendit et claqua sa portière. Il s'avança avec de grande enjambés gracieuse. Il me serra dans ses bras, dans lesquels j'éclatai en sanglots, des sanglots de soulagements. Il prit ma tête entre ses mains chaleureuses: lui aussi pleurait. Il colla son front contre le mien .

- Je me sens coupable de t'aimer... Me chuchota-t-il.
- Pourquoi tu dis ça? Lui demandai-je entre deux hoquets.
- Parce que je te fais souffrir.
Il me lasserait le c½ur... C'est vrai. Mais mieux vaut que je n'en prenne pas complètement conscience.
- Non, ne dis pas ça...
- Arrête de pleurer alors...

Je ne pouvais pas m'arrêter; je ne pouvais pas m'arrêter de l'aimer!
Mon père vint me frôler les cheveux... Hésitant, Jeff descendit ses mains sur ma taille.
- Enfin! S'exclama-t-il, ne remarquant même pas nos larmes.
- Je préfère y aller seule avec Jeff, Papa.

Je lui donnai un baiser furtif sur la joue et montai à l'avant de la Mégane, pendant que Jeff récupérait mes valises.
Il tourna la clef dans le naiman et commença à rouler. Je m'efforçais de ne pas trop grimacer. Il me serrait la main posée sur ma cuisse; je n'osai pas croiser son regard de peur de craquer une deuxième fois.
Nous arrivâmes pile à l'heure à l'aéroport. Jeff m'accompagna jusqu'au bout; il posa mes deux valises à mes pieds. Je m'approchai précipitamment de ses lèvres, mais il me repoussa. Il me toisa une dernière fois du regard, et m'hypnotisait presque...

- Je n'oublierais jamais les larmes que tu as versé pour moi, Sacha.
- Et moi je ne t'oublierais jamais...

Ma voix partait avec mes larmes.
- On pourra s'appeler, on se verra dans la cam, on trouvera un moyen, ce sera presque pareil...
Non. Ce ne sera plus jamais pareil. Moi je partais faire ma vie à Austin, et lui devait rester ici. C'était mieux pour lui. Il aura la chance de continuer ses études, et non de s'occuper d'un élevage bovin et ovin dans une région désertique.
- Ce n'est pas juste! Pourquoi doit-on être séparé! Je t'aime, tu es tout pour moi! M'écriai-je sous le coup de la colère.
- Chuuut... Il n'y a écrit nulle part écrit que le vie doit être juste...
L'hôtesse me prit par les épaules...
- Nous allons embarquée mademoiselle, me dit l'hôtesse en prenant les épaules.
J'ai vu son visage d'habitude doux et réconfortant, barbouillé de larmes et crispé par la colère de ne pas pouvoir venir avec moi. Je montai de force dans l'embarquement, avec un vigile qui me transportai mes valises dans la soute, et l'autre qui me guidais jusqu'à ma place dans l'avion. Je tombai lourdement sur mon siège et m'appuyai contre le hublot. J'allumai avec rage mon mp3 et décidai que j'écouterai des chansons d'Aerosmith en boucle, puis je sortis une feuille et un stylo de ma poche. Je posai les milliers de pensées qui traversèrent l'esprit.
Le voyage, j'allais le faire seul, et cela allait être très long... Sans lui.

L'atterrissage fut brutale. Je m'étais endormis juste après que j'ai finis d'écrire ma lettre à mon frère pour l'informer que je partais; je n'avais pas rêvé si vous voulez savoir. Tous mes rêves s'étaient affaissés à la seconde où cet avion a décollé.
Je sortis et allai récupérer mes valises sur le tapis roulant... Je me faufilai à travers la foule du grand aéroport d'Austin. J'arrivai à l'entrée D, où mon oncle Tom devait m'attendre. J'entendis une voix claire et portante héler mon nom à travers le charivari. Je me tournai; une carrure imposante, des cheveux bruns en bataille, une chemise blanche à carreaux noir entre-ouverte, qui laissait son abdomen musclé à l'air. Il s'approcha et me serra dans ses bras; je ne l'avais pas revu depuis des années...

- Qu'est-ce que tu as changé! Me dit-il en me toisant, souriant de toutes ses dents blanches et alignées.
Je me contentai de lui sourire brièvement. Lui par-contre, du haut de ses quarantaines d'années, n'avait pas changé.
- Je suis heureuse de te revoir, malgré les conséquences... Lui dis-je avec un air cramoisi.

Il me prit l'épaule et me fit grimper dans sa Xantia grise délavée par le temps. L'habitacle sentait le chien mouillé, les sièges tachés et déchirés par endroits, le tableau de bord jonché d'emballages vides de saloperies caloriques. Il mit mes valises sur la banquettes arrière et démarra avec précaution, pour ne pas bousiller le démarreur. Je collai ma tête contre la vitre brulante; il faisait une chaleur étouffante qui se mêlait à l'odeur infecte, ce qui me donnait la nausée. Il enclencha le vieux poste radio grésillant, émettant de la vieille country, puis il mit un CD gravé de AC/DC... Il engagea la conversation:

- Comment vont tes parents?
- Bien...
Lui répondis-je agacée. Tout le monde se préoccupait de tout le monde sauf de moi.
Il hésita avant de reprendre.
- Et toi?
Je ne lui répondis pas.
Mes larmes étaient prêtent à déborder; la sensation d'être loin de Jeff m'envahissait au fur et à mesure que nous roulions.
Je repensai aux paroles de Jeff: « je te fais souffrir. » Peut-être avait-il raison après tout...
- Je me doute que tu ne sois pas guillerette de quitter Seattle pour emménager avec une vielle bique comme ma mère, et mon fils qui t'est inconnu mais...

Je n'entendis pas la fin de sa phrase. Je restai bloquée sur « ... et mon fils ».
- tu veux parler de Sullivan? Le coupai-je au milieu de sa phrase.
Il acquiesça avec un air compatissant; ce cousin, était non seulement un étranger, mais le peut que savais de lui c'était qu'il était un jeune junkie de vingt-et-un ans complètement inconscient du monde qui l'entoure.

- Il ne se pique plus si ça peut te rassurer. Me rassura-t-il, comme s'il lisait dans mes pensées.

Mon séjour allait être gaie...
Nous sortîmes de la ville, et il emprunta une vieille route défoncée. Il n'y avait rien autour, que de la broussaille séchée par le soleil bouillonnant et des modestes clôtures qui délimitaient d'immenses champs recouvert de quelques brins d'herbes... Il grilla un stop à l'intersection d'un carrefour; j'ai cru apercevoir le mot « enfer » sur l'une de celles qui pointaient dans une direction perpendiculaire à celle que nous vînmes de prendre...



_______________________



J'ai vraiment peur (l'instint) que ce soit nul...
Pourquoi je me suis lancé la dedans? x)

Première lectrice (L)
Vote pour ma fiction * . Je suis consciente que c'est un peu précoce... :)

# Posté le mercredi 22 avril 2009 15:42

Modifié le mercredi 20 mai 2009 10:27

Chapitre 3Rencontre.

Chapitre 3Rencontre.
Nous arrivâmes enfin dans la cour du ranch. Les masses d'arbres alentours étaient verdoyantes, mais pas plus dense qu'à Seattle.
Le ranch en lui-même était très grand, et malgré mes aigreurs, plutôt pittoresque. Je ne voyais pas les écuries où étaient entassés, b½ufs, cochon et chèvres. Ils devaient surement résider à l'arrière, d'après le chant de coq que j'entendais vaguement. Je m'imaginais un vieil endroit délabré, avec une cours boueuse et sale. Ca me réconfortait un peu...
Tom prit mes deux lourdes valises du bout de ses grands bras musclées, et s'avança jusque devant l'entrée. Il les posa et chercha la bonne clef dans son trousseau.

- Tu ne sonnes pas? Lui demandai-je étonné, en cherchant la sonnette des yeux.
- Maman doit dormir à cette heure. Elle ne répondrait pas. Et je ne vois pas la voiture de Sullivan.

Je regardai ma montre; il était presque quatorze heure.
Il ouvra la porte en bois blanc. Je le suivis timidement dans la petite cuisine lumineuse, où flottait une odeur boisée.

- Ca doit te changer de ta petite maison urbaine! Fit remarquer Tom avec un sourire.
- Oui, tu ne peux même pas t'imaginer, grommelai-je .
- Je devrais peut-être te montrer ta chambre?
- Ca serais une bonne idée, soupirai-je.

Il reprit mes valises et monta à l'étage. Je lui emboitai le pas, jusque dans un minuscule couloir. Sur l'une d'elle était accroché quelques posters et affiches. Il me guida dans la pièce d'en face; Une petite chambre aux murs étouffés de moquette grise, un bureau, une lampe de chevet, et une fenêtre aux voiles blanc cassé translucides. Il posa mes affaires sur le lit semi-deux places, et me sourit de nouveau.

- J'espère que ce n'est pas trop campagnard...
- Non, pas du tout
, dis-je en étouffant un rire.

Il partit m'attendre en bas, dans la salle à manger. Je déballai quelques affaires, dont mon ordinateur portable que je posai soigneusement sur le bureau. J'entendis des pas léger et rapide, trop différents de ceux de Tom. Une voix étrangère me fit sursautée.

- Tu n'auras jamais le temps d'utiliser ton pc.

Cette voix grave avaient fait courir des milliers de frissons sur ma colonne vertébrale.
Je me retournai. Un grand homme brun, à la forte carrure, aux traits familiers, et aux yeux vert amande se tenait contre les gonds de la porte. Son visage fin était neutre et lisse. Je ne pu rester que bouche bée, tellement son charisme et sa présence m'intimidait.

- Pfff... Sale bourgeoise, cracha-t-il dans un soupir.

Mon souffle se brisa. Je me regardai: je n'avais rien d'une « bourgeoise ». J'étais juste plus habillée que lui avec sa chemise grise et son large jean troué.
Je descendis nonchalamment les escaliers, regrettant Seattle. L'humain à besoin de beaucoup de choses pour vivre; mais en cet instant, seulment Jeff m'aurait suffit.
J'inspirai une grande bouffée d'air et ouvris la porte qui me semblait être celle de la salle à manger. J'avançai dans une grande pièce aux murs boisés et au parquet lustré. Mon oncle Tom s'était assis sur le canapé, en compagnie de son fils qui avait préféré rester debout. Il me regardait les sourcils froncés; ses yeux étaient plein d'hostilité et de mépris. Mon oncle lui, n'avait pas remarqué ma présence, et feuilletait une revue. Je fis profil bas, et m'approchai à tâtons, comme si j'essayais d'approcher un sauvage... Alors que je n'étais qu'à quelques mètres de lui, il s'en alla en grande enjambés. Je le regardais partir à travers mon épaule, et claquer la porte assez fort pour la faire résonner. Ca démarche me rappelait celle de Jeff. Devins-je parano?

- Ne t'inquiète pas, il parait sauvage mais quand tu apprendras à le connaître...
Je me bouchai mentalement les oreilles. Je n'avais pas envie de connaître la fin de sa phrase.
- Il t'attend derrière la maison, pour t'expliquer le bon fonctionnement de la ferme.
Voyant mon « enthousiasme » débordant, il s'avança et me prit par les épaules.
- Je comprend ce que tu ressens... Tu t'y habitueras à ta nouvelle vie; fais moi confiance. Tu vas surmonter ça comme une grande!

Non, il ne comprenait rien du tout! Il me parlait comme si je ne dépassais pas un mètre trente et que je n'avais encore que neuf ans.

- Maintenant je dois y aller, le travail n'attend pas! Me dit-il en souriant.
- C'est vrai que tu as la station, me reppelai-je à moi-même. (silence) Attend! L'interpelai-je alors qu'il s'apprêtait à tourner les talons.
Je sortis de ma poche la lettre froissée écrite rageusement dans l'avion qui était destinée à mon frère, et lui tendit.
- Tu pourrais la posté pour moi s'il te plait?

Il comprit en fixant mes prunelles humides que c'était important pour moi, et il acquiesça.
Il me prit dans ses bras et partit. J'aurais voulu qu'il reste plus longtemps. Je me retournai; Sullivan se trouvait derrière la fenêtre, à me scruter dangereusement. Je baissai la tête, gênée. Quand je me redressai, il n'était plus la. Je me dirigeai vers la sortie, les bras croisé sur ma poitrine. Je poussai la porte de la sortie arrière; il faisait nettement plus frais à l'intérieur que dehors. Une chaleur sèche couva ma peau.
Il s'approcha de moi avec une démarche de routier, différente de celle que j'avais entendu dans les escaliers.

- On reste pas les bras croisé ici.

Je laissai mes bras retomber le long de mon torse. Je me perdais dans ses yeux légèrement bridés et ses iris émeraude, presque translucides. Il me fit signe autoritairement de le suivre. Je lui emboitai le pas sans broncher. Le dos de sa chemise était mouillé de sueur...

- Je vais d'abord t'expliquer comment on nourrit les porcs, annonça t-il à travers son épaule, avec une certaine gêne.
Super!! Pensai-je exaspérée.

Ce gars essayait de me faire peur et voulait se faire respecter; je marche pas au doigt et à l'½il moi.
Il s'aventura confiant dans une vieille grange sombre. Il alluma la blêmes ampoule qui éclairait l'habitacle. Les quatre murs en torchis étaient recouverts de boue, ou d'autre substance dont j'interdisais mon esprit d'imaginer; ça me donnait la nausée. Je me pinçai machinalement les parties nasales et grimaça. Il me regarda, et je fis un effort pour respirer par la bouche et ne pas passer pour une «bourgeoise».
Il se mordit les lèvres comme pour étouffer un rire.

- Tu t'y habitueras, dit-il en reprenant son sérieux.

C'était belle et bien le fils de Tom.
Je m'avançai près de lui, pour suivre ses moindres faits et gestes. Il me montra comment verser la bouillis aux cochons, et ratisser le béton. C'était très... Viril.
Il m'emmena ensuite voir les chevaux. J'ignorais complètement que mon aïeul possédait des chevaux. J'avais une frousse bleue de ses grandes bêtes, mais essayais - en vain - de le démontrer...

- Tu es déjà monté? Me demanda-t-il mielleux.
Je ne répondis pas de suite, croyant qu'il s'adressait au cheval qu'il caressait avec tendresse.
- Monter sur quoi?
- Sur un cheval pardi! Me dit-il en éclatant d'un rire clair.
Je baissai la tête. Il me semblai que la réponse fut net.
- Et bien il faudra que tu te familiarise avec les chevaux, si tu veux pouvoir t'en occuper.

Je croisai les bras par réflex, et laissai apparaître un moue boudeuse. Il me lança un regard fusillant; je laissai aussitôt tomber mes bras.
Il ouvrit le box du cheval et le guida dehors. J'eu le reflex de reculer vivement quand il tourna la tête vers moi. Sullivan me fit signe de rester calme.

- Si tu fais des mouvements brusques, ça risquerait de mal se finir, dit-il sérieux. A moins que tu tiennes à finir avec un sabot dans le nez...
Sa voix fut encore plus grave qu'avant. Elle me fit frissonner.
- Lui, c'est Pégaze. Il est sympa, tu peux le caresser. Ceux que j'te conseille de pas approcher, c'est Particule et Zéro. Il sont pas très commode.
Un peu comme toi, pensai-je.

Mieux vaut ne pas dire tout ce qui me passe par la tête. Surtout lorsqu'il s'agit de comparer un inconnu à un cheval.
Il me prit fermement le poignet, et avança ma main vers le garrot de la bête. Je tremblai un peu, et effleurai le pelage du l'animal. Je me retirai aussitôt.

- Tu n'as pas à avoir peur, dit-il fermement. Aller viens, je vais lui décrotter les sabots; ne reste pas derrière lui surtout.
Je me glissai à côté de lui. Il m'emmena sous un petit pré-haut et calla le sabot du cheval contre sa cuisse. L'animal était réticent, mais il lui susurrait des mots et lui caressait le ventre.
- Tu as l'air très proche de tes chevaux... Murmurai-je.
Il prit un outil et me répondit sans m'adresser de regard.
- Ce ne sont pas les miens. Je ne suis pas leur propriétaire, mais plutôt leur ami, dit-il avec une certaine douceur dans la voix.

Cette réflexion m'aurait fait sourire en temps normal, mais il paraissait si sérieux, que je n'approfondis pas plus le sujet.
Il me fit visiter la ferme pendant presque trois heures. Il m'avait bien fait passer le temps; sa voix de basse me captivait et ses yeux verts profonds me fascinaient.

Je m'allongeai sur mon lit, et croisai mes bras derrière ma tête. Je fermis les yeux et rêvai de Seattle. Même si ici, je ne risquerais jamais de m'ennuyer, les boutiques, la ville, le lycée me manqueront. Maintenant, je doit me résoudre à vivre en adulte; gagner ma vie, et ne plus en profiter... Ne plus profiter de Jeff, cette pensée me tranchait l'estomac.
Des pas légers et rapides résonnèrent dans les escaliers. Sullivan ouvrit la porte.

- Descend, notre grand-mère est réveillée.

Le « notre grand-mère » me rappela que nous sommes cousin; et pourtant si distant..!
Je me levai de mon lit. Je descendis sans me faire attendre d'avantage. Dans la cuisine, une vieille dame se tenait assise dans un fauteuil roulant; ses yeux noirs étaient creusés dans ses orbites, ses lèvres étaient pincées et la peau de son visage tirées par son chignon gris. Elle tourna la tête vers moi et enfila ses lunettes avec ses mains osseuses. Son visage sembla s'éclaircir.

- Ma petite fille! S'exclama-t-elle pleine de joie.

Elle écarta les bras et Sullivan poussa son fauteuil jusqu'à mes pieds. Je me baissai pour la prendre dans mes bras. Je fus très gênée qu'elle me reconnaisse, car moi, je n'avais aucun souvenir d'elle.
Puis elle me lâcha et poussa sur ses étiques bras pour rouler jusqu'à la table; elle tira une chaise à côté d'elle et tapota le dossier de ses longs ongles jaunis.

- Viens t'asseoir! Tu fais parties de la famille maintenant!

Je souris. Sa voix était réconfortante et chaleureuse.
Sullivan était très agréable et attentionné envers elle, ce qui avait tendance à l'agacée: « lâche-moi ! Je ne suis pas encore manchote ! ». Cette phrase, elle l'avait rabâchée des milliers de fois pendant tous le repas. Je souriais, même si je savais que cela allait m'agacée avec le temps.
Après le repas, je me proposai pour faire la vaisselle, pour m'aider à méditer, mais Sullivan était la; il réglait les déclarations comme quoi j'avais déménagé. Il m'occupait l'esprit... Esprit mélangé entre la présence étouffante de Sullivan, et le manque cruel de Jeff.



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Voila! Enfin la suite. Désolé d'avoir trainée; mais je n'est pas pu aller sur internet autrement qu'avec mon portable, et c'était pas pratique pour poster les commentaires et les nouveaux articles. D'ailleurs, je ne sais pas si j'ai réussis à rendre tous les commentaires; n'hésitez pas à les réclamer!
Dites vos impressions sur ce chapitre, votre première inpression du nouveau personnage,... Suite d'ici ce weekend, normalement!
Lâchez-vous! :)

# Posté le mercredi 13 mai 2009 06:35

Modifié le mercredi 20 mai 2009 10:31

Chapitre 4Je ne suis pas hypocrite. Peut-être devrai-je l'être? Sacha .

Chapitre 4Je ne suis pas hypocrite. Peut-être devrai-je l'être? Sacha .
Il était la, à un mètre de moi. Je vérifiai chacun de mes fais et gestes, sous son regard que je sentais posé sur moi à nombreuse reprises. Je voulais lui prouver que je n'étais pas un « bourgeoise », et que je valais bien plus que cela. Je regardais parfois par-dessus mon épaule, et nos regards se croisaient timidement.

- Tu avais beaucoup d'amis à Seattle?
Ca voix faillit me faire éclater une assiette dans le fond de l'évier.
- Oui. Enfin, je m'entendais avec beaucoup de monde. (silence) Les gens sont plutôt sociables là-bas.
Je cru l'entendre rire.
- Tu insinues que les gens ne le sont pas ici? Me demanda-t-il avec un haussement de sourcil que j'aurai perçu comme charmeur si ce n'était pas Sullivan.

Je le regardai droit dans les yeux et ne répondis pas à cette question. Un silence s'installa de nouveau; mais on pouvais entendre et percevoir la lueur de la télé sous la fente de la porte. « Notre grand-mère » avait apparemment l'habitude de s'endormir devant tous les soirs.
L'envie d'entendre sa voix me démangeait. Elle me faisait frissonner, pour je ne sais quelle raison. Je crois que dans un sens, il me faisait peur; j'avais peur qu'il ne balance une remarque semblable à celle de ce matin.

- Ca fait longtemps que tu travailles ici? demandai-je avec toute la délicatesse que je possédais.
Il tourna la tête vers moi.
- Plutôt. J'ai été au lycée, jusqu'à dix-sept ans, comme toi. Et puis je suis venue ici pour aider notre grand-père au ranch, il y a quatre ans.

Encore ce silence. Une question me taquinait les lèvres: « Depuis combien de temps il avait arrêté de se droguer? ». (Ce fais-divers avait fait le tour de la famille). Mais cela aurait été trop indiscret et impoli de ma part. J'essuyai la dernière assiette et m'assis à ses côtés; je pris discrètement mon portable et lu le sms que j'avais reçu. J'espérai que cela éveillerai une nouvelle fois sa curiosité.
Vous avez reçu un message de: Jeff. Lire maintenant?
Ton voyage s'est bien passé? Je t'aime.
J'écarquillai les yeux. Je priai maintenant que Sullivan ne soit pas intrigué par ce message.

- Qui est-ce? Demanda Sullivan toujours avec son sourire charmeur.
Et merde!

J'hésitai à lui répondre. Je voulu que des milliers de briques s'écrasent sur moi pour m'empêcher de répondre, la vérité tout du moins.
Je culpabilisai de ne pas avoir pensé d'avantage à Jeff aujourd'hui. Après la séparation que nous avions subit ce matin, le déchirement que mon c½ur à subit quand je suis monté dans l'avion, je n'étais même plus triste ou même en colère d'avoir atterris ici; j'étais presque heureuse de me retrouver presque seule avec ce bel inconnu. Cela transpercerais le c½ur de Jeff, celui que je m'étais promis de ne pas oublier. En une journée, mes sentiments pour lui étaient mit à l'écart à cause de Sullivan; et ils revinrent en trombe pour que je me focalisent uniquement sur eux, qui venaient de me transpercer l'estomac.

- C'est mon petit ami, avouai-je embarrassé.

Je me sentis rougir; comment avais-je pu me comporter comme ça envers Jeff? Il m'avais fait confiance... C'était de l'irrespect total.
Je croisai d'un ½il furtif ceux de Sullivan. Son sourire s'était effacé. Il se concentra sur sa paperasse.

- Je devrais peut-être aller au lit...
- Ce serais judicieux. Demain levé à cinq heure, dit il sans détourner les yeux de la pointe de son stylo.

Je me levai doucement de ma chaise en osier. Je montai les escaliers le plus discrètement possible, et me dirigeai vers la minuscule salle de bain. Je me regardai dans le miroir au dessus du lavabo; je me détestai d'être aussi conne...
J'hottai mes vêtements et les reniflai: ils puaient le fennec!! Je sautai d'autant plus rapidement dans la douche et fit couler l'eau chaude sur ma peau...
Je ressortis dans un nuage de buée et m'enroulai dans un linge blanc. Je me dirigeai dans ma chambre et regardai avant la porte de la chambre de Sullivan. Il était monté dans sa chambre. Je me couchai dans mes draps frais, rassurée de ne pas être seule à cet étage.

- Sacha, lève-toi! C'est l'heure!

Une main qui me secouait le bras me sortit de mon rêve réconfortant et chaleureux. J'ouvris difficilement les yeux. Le temps que je sorte complètement de mon état comateux, Sullivan ouvrait les rideaux épais de ma chambre. Il faisait encore gris dehors; Sullivan pencha la tête vers moi et me sourit gentiment. Je me redressai et me frottai les yeux, encore brouillés par le sommeil. Je me levai péniblement sur mes jambes et enfilai une robe de chambre. Je descendis à la cuisine et vis que Sullivan s'était levé avant moi pour préparer la table du petit déjeuner. Il était déjà entrain de boire son café, derrière les pages de son journal. Je finis de descendre les marches et lui adressai un sourire amical. Je titubai jusqu'à la chaise face à lui et déjeunai tranquillement.
La nuit apportait gentillesse et dévouement à ce que je vis.

Jeff .

J'étais face à ma feuille, et dessinais des petits c½urs dans la marge. Mes yeux se posaient parfois sur mon professeur, mais mon esprit était envahi par l'image de Sacha. J'avais tellement penser à elle cette nuit, que la simple idée de dormir n'arrivait pas à s'installer dans ma tête.
Elle n'a pas répondu à mes quatre messages d'hier soir. Maintenant, je n'est même plus de forfait. Si cela aurait été le cas, je serais toujours entrain de la mitrailler de millier de messages jusqu'à ce qu'elle me réponde. Mais je n'est rien reçu. Le fait de ne pas avoir de ses nouvelles me mettait dans une rage démente. J'en brisai la mine de mon stylo bille; le professeur tourna la tête vers moi.

- Monsieur Smith, pouvez-vous nous rappeler la propriété d'une cellule de poireau?

Les regards des élèves se braquèrent sur moi, dont celui de Mary. Elle me toisait avec un regard sulfureux et embrasé. Elle se lécha la lèvre inférieur et passa sa main dans ses longs cheveux blonds ondulés qui reflétaient avec brillance les faibles et rares rayons du soleil. Le professeur me rappela à l'ordre.

- Je ne sais pas Monsieur Sheffield, dis-je avec une mine distraite.

Il m'abandonna à marquer sur le tableau ses connaissances sur la matière cellulaires du poireau du bout de sa craie.
La sonnerie sonna enfin... J'allai récupérer mes affaires au casier. Je n'avais qu'une seule envie, celle de partir d'ici, et d'aller rejoindre Sacha à Austin. Je frappai violement la porte métallique bleu de mon casier, quand je vis avec stupeur que Mary se trouvait derrière celle-ci.
La politesse m'obligeai à lui sourire niaisement, sans montrer mes sentiments les plus profonds qui étaient entrain de refaire surface.

- Tu me sembles tendu en ce moment Jeff?
J'esquivai une réponse... Je la commentai sur sa beauté.
- Tu t'es fais une permanente on dirait? Lui dis-je en tâtonnant sa chevelure.

Elle me sourit... Je lui sourit aussi. En y plongeant mes yeux dans sa coiffure, et seulement sa coiffure, elle me fit penser à Sacha avec cette coupe.

Sacha .

Je déchargeais la camionnette avec l'aide de Krist, le meilleur - certainement le seul - ami de Sullivan. Il n'était pas plus grand que moi, mais sa musculature imposait le respect. Son regard noir profond, son étrange coupe de cheveux et ses habits plutôt « m'as-tu-vu » éveillaient ma curiosité. Je n'avais presque jamais entendu le son de sa voix, et jamais, au grand jamais sa bouche n'avait dessiné un sourire. Peut-être que j'apprendrais à le connaître et que, avec le temps, comme Sullivan, il se révélerait un être adorable et souriant.
Cela faisait trois semaines que j'étais arrivée, et je ne comptais plus les jours. De toutes manière, je m'étais faite à l'idée que je ne repartirais plus d'ici. C'est pour ça que j'ai décider de couper les ponts avec Jeff... Cela à été certes, très douloureux, mais moins que si je le faisais attendre mon retour, le privant de « refaire sa vie » avec une des milliers de femme qu'il croisait par jour. Je ne lui est pas encore annoncé notre rupture, même si je pense qu'il attend que je lui dise officiellement. Je ne lui est pas donné de nouvelles depuis mon arrivée; je n'est pas le courage de faire la fausse petite-amie derrière une web cam, ou un micro de téléphone. Pas plus que je n'est pas le courage de l'appeler pour que l'on casse définitivement.
Sullivan n'est pas au courant de ma future rupture. Il reste donc distant avec moi, même si nous voulons l'un comme l'autre tester les limites de notre relation.
La voix basse de Sullivan à Krist me sortit de mes pensées. Je tendis l'oreille discrètement, me retenant de tourner la tête vers eux, comprenant que je ne devais pas être une des interlocutrices. Dans leur chuchotements, je ne distinguais pas vraiment qui parlait.

- Tu crois qu'elle restera?
- Je l'espère...


Le bruit des glissements de carton contre le sol et les milliers de pots de confiture qui s'entrechoquaient dedans ne m'en laissèrent pas en entendre d'avantage.
Quand Sullivan fut repartit à nourrir les lapins, j'avais fini de tout décharger. Je m'autorisai une petite pause, histoire de faire le vide des milliers de pensées qui trottaient dans ma tête... Sullivan espérait-il vraiment que je reste ici? Ca expliquait son attirance envers moi; je n'avais pas besoin d'être devin pour voir ses petits regards, ses petites remarques attentionnées, sa manie à m'épier tout le temps...
Je m'assis sur mon lit et fixai les dessins muraux droit devant moi. Puis mon regard divergea vers mon ordinateur portable, à la même place sur le bureau où je l'avais posé à mon arrivée ici. Sullivan avait vu juste lorsqu'il m'a prévenue que je n'allais jamais pouvoir l'allumer. Mais je le défiai, et je me levai pour soulever son couvercle noir...



_______________________




Bonjour, bonjour!
Alors voila. On a fait un bon de trois semaines, ce qui nous permet de savoir plus vite comment ont évoluées les relations entre Sullivan et Sacha. On en saura plus dans les prochains chapitres (logique ^^). Donc même s'il y a pas beaucoup d'action, ça nous prépare pour le chapitre 5 :) Celui-ci arrivera certainement mercredi.
Bisous (L)

# Posté le mercredi 13 mai 2009 09:12

Modifié le mercredi 20 mai 2009 10:36